Canal au futur(s)

LE RAGONDIN – Myocastor coypus

 

 Poids, taille (de la tête à la queue) : 7 Kg, 50 cm.

Introduit en Europe pour sa fourrure et sa viande, le ragondin est originaire d’Amérique du Sud. Des animaux échappés d’élevages ont progressivement colonisé notre pays. L’animal est assez massif, brun avec des zones plus claires au niveau des oreilles et des joues, moustaches blanches, queue ronde, tête anguleuse. La section de sa queue est cylindrique. Mauvais nageur, il donne l’impression de se noyer, la tête redressée hors de l’eau et l’arrière-train dépassant. On le trouve dans les zones d’eau douce et calme, les marais, étangs et canaux bordés de végétation. Le ragondin est végétarien. Son gîte se situe dans un terrier peu profond construit dans les berges des plans d’eau. Les ouvertures de ces terriers se trouvent sous l’eau.

 

© Etienne Pélissier

 

Au fil de l’eau…

La carte sensible du canal 2020

 

Elle est grande, elle est belle *, elle accueille nombre de contributions en dessins, croquis, témoignages. Elle est une invitation à porter attention à tout ce qui bruisse, glisse, étonne, ravit, ouvre l’horizon. Dessinateurs et créateurs, collégiens et témoins ont été conviés à l’enluminer. Ils proposent là des images  originales comme autant d’indices de futurs possibles..

 Elle servira aussi à rafraichir les mémoires par des allers – retours entre passé et  futur. Mémoire mais aussi histoire pour déambuler entre réel et imaginaire.

Comment ont évolué les paysages du canal depuis 2 siècles ? quels animaux communs partagent avec nous cet écosystème ? les oiseaux sont-ils en voie de retrouver place dans notre perception poétique de la vallée ? 

* disponible gratuitement auprès des hébergeurs, restaurants, mairies et à l’Office de tourisme.

 Dès le 10 juillet, découvrez l’édition 2020 de la carte sensible du canal de Bourgogne dans le Tonnerrois. A télécharger ou à consulter sur le site ICI

 

Histoire et mémoire

Plantation d’arbres le long du canal

Recommandation faite par l’ingénieur ordinaire Robillard pour le canal de Bourgogne en 1814

« Les plates-formes des écluses seront toutes exclusivement plantées de marronniers qui ne seront jamais élagués ; par ce moyen tous les biefs seront uniformément décorés, les points de repos représenteront tous de l’ombrage, et les écluses couronnées d’une manière magnifique donneront les moyens de lire dans le paysage toutes les chutes du canal… Pour prévenir les inconvénients de l’oisiveté et améliorer à peu de frais le sort des éclusiers, les francs-bords jusqu’à 100 m de distance de part et d‘autre de leur habitation seront plantés en arbres fruitiers.

L’alignement, image indissociable des routes et des canaux

Dans les grands paysages, les plantations en général composées d’arbres de hauts fûts (platanes, peupliers ou marronniers), par leur linéarité et leur régularité constituent un axe qui conduit le regard, révèle les accidents du relief, décodent les géographies traversées ; collines, plateaux, vallées…, définissent l’échelle et fixent même les limites du site. Le choix des essences évoque encore l’image de certains pays. On associe volontiers les platanes à la Provence, les tilleuls aux Baronnies, les fruitiers à l’Alsace ou à la Lorraine, les chênes à la Bretagne ou encore les noyers au val de Vienne…

Elles participent ainsi, au dessin et à la lisibilité d’une région, renforçant parfois même son identité. Elles constituent un espace du voyage, accordant à l’ouvrage d’art sa dimension et son échelle propre qui n’est pas celui du terrain traversé ; l’espacement même des arbres, qui par les vertus de la perspective crée l’impression de voûte ou de tunnel verdoyant, ménage pourtant des intervalles, des séquences où la vue s’échappe, où le paysage est alors mis en scène. Les plantations permettent de lier l’infrastructure au paysage. Avec leur disparition, c’est tout le système canal qui s ‘appauvrit, mais c’est aussi un paysage en soi qui s’efface…

Extrait de « plantations françaises » par Anne Kriegel / Un canal…des canaux… Ed Picard 1986.

© C.Gonnet

Faire la balade sonore 

“Paysages sonores entre canal et méandre”

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  • Réponse de la gazette n°1 : Le Ragondin